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"Quand ce ne sera plus Emmanuel Macron, ce sera nous", prédit Le Pen
information fournie par Reuters 18/09/2022 à 16:36

Marine Le Pen donne une conférence de presse à l'Assemblée nationale à Paris

Marine Le Pen donne une conférence de presse à l'Assemblée nationale à Paris

PARIS (Reuters) - Cinq mois après sa défaite à l'élection présidentielle, Marine Le Pen a fait dimanche sa rentrée politique sur le thème de l'"alternance", évoquant une "vague patriote" en Europe qui pourrait selon elle mener le Rassemblement national au pouvoir en France.

Celle qui a brigué trois fois l'Elysée s'est félicitée de l'entrée à l'Assemblée nationale de 89 députés RN en juin, ce qui constitue la plus grande victoire électorale du parti fondé par son père Jean-Marie Le Pen il y a 50 ans.

"En nous donnant le groupe d'opposition le plus important, les Français nous ont clairement désignés comme la force d'alternance. Pour le dire clairement : quand ce ne sera plus Emmanuel Macron, ce sera nous", a-t-elle dit sous les applaudissements de ses partisans réunis au Cap d'Agde (Hérault).

Députée du Pas-de-Calais, Marine Le Pen a salué la "vague patriote" qui déferle selon elle sur l'Europe.

"Hier la Suède, demain l'Italie et après-demain probablement la Hollande", a-t-elle dit de mouvements qui portent en eux "la libération de l'Europe, de ses nations et de ses peuples."

Marine Le Pen a dénoncé "le joug d'idéologies corruptrices et destructrices : le mondialisme, l'affairisme, l'immigrationisme, le wokisme, l'indigénisme, la dictature de groupes extrémisés parlant au nom de minorités qui ne demandent pas à être instrumentalisées"."

La présidente sortante du Rassemblement national s'est exprimée à la tribune après Louis Aliot et Jordan Bardella, les deux prétendants à sa succession à la tête de la formation d'extrême droite qu'un vote des militants doit départager d'ici le début du mois de novembre.

A l'approche de la rentrée parlementaire, le 3 octobre, Marine Le Pen a déclaré que le Rassemblement national voterait contre le budget 2023 et contre la réforme des retraites préparée par le gouvernement d'Elisabeth Borne.

"Nous nous opposerons à la réforme des retraites qui est injuste et propre à susciter des divisions", a-t-elle dit, dénonçant en outre le futur budget 2023, "marqueur d'une politique qui n'est pas seulement peu efficace mais extrêmement nuisible."

(Reportage Elizabeth Pineau)

16 commentaires

  • 19 septembre 07:22

    Mon grand-père italien est venu en France en 1929, non pour fuir le Duce mais pour trouver du travail. On ne lui a fait aucun cadeau, il n'a eu la nationalité française qu'en 1950, bien qu'il ait eu 6 enfants tous français dont un est mort au combat avec l'uniforme de l'armée française. Et en 1940, ce sont des gendarmes français qui sont venus le mettre en prison, à la déclaration de guerre de l'Italie.


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